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Comment prévenir le vol en entreprise : conseils pratiques pour des lieux de travail plus sûrs

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

Pour enrayer le vol en entreprise, il faut un système proactif, alliant contrôles internes rigoureux, politiques claires et culture d'entreprise positive . Il s'agit de passer d'une simple réaction aux pertes à la conception d'un environnement de travail où le vol est difficile à commettre et facile à repérer. Cela implique de s'attaquer aux causes profondes, et non seulement aux symptômes.


Comprendre le véritable coût du vol en entreprise


Quand les chefs d'entreprise pensent au vol en entreprise, ils imaginent souvent des pertes d'argent ou des vols de marchandises. Bien que ces problèmes soient graves, les dégâts sont en réalité bien plus profonds. Le vol en entreprise n'est pas seulement une perte financière ; c'est un fléau qui érode la confiance, sape le moral des équipes et peut ternir durablement la réputation de votre entreprise.


De nombreuses organisations commettent l'erreur de considérer le vol comme un incident isolé, en rejetant la faute sur une seule personne. Cette approche réactive est une grave erreur. En réalité, le vol interne est souvent un problème systémique qui révèle d'importantes failles dans le fonctionnement de l'entreprise. Des politiques vagues, un manque de contrôle efficace et des procédures internes défaillantes créent les opportunités que les employés malhonnêtes exploitent.


Au-delà des liquidités et des stocks manquants


Penser que le vol se limite aux biens matériels est une vision dangereusement réductrice. Le monde du travail moderne offre d'innombrables possibilités de malversations, dont beaucoup sont bien moins évidentes qu'une caisse enregistreuse vide, mais tout aussi dommageables.


  • Vol de temps : Cette pratique est extrêmement courante. Elle englobe tout, de la falsification des feuilles de temps et des pauses excessivement longues à l’exercice d’une activité parallèle pendant les heures de travail. Elle fait grimper insidieusement vos coûts de main-d’œuvre et nuit gravement à la productivité.

  • Vol de données et de propriété intellectuelle : un employé pourrait quitter l’entreprise avec des listes de clients, du code source de logiciels propriétaires ou des stratégies commerciales confidentielles pour les vendre à un concurrent. Les conséquences à long terme sur la compétitivité peuvent être désastreuses.

  • Décaissements frauduleux : il s’agit de situations où des employés manipulent le système pour détourner des fonds de l’entreprise à leur profit, que ce soit en créant de fausses factures, en gonflant les notes de frais ou en falsifiant les registres de paie.

  • « Faveur » : Il s’agit d’une pratique subtile mais coûteuse où un employé offre des avantages non autorisés ou des remises importantes à ses amis et à sa famille, ce qui affecte directement vos résultats financiers à chaque transaction.


Les données dressent un tableau saisissant de l'ampleur du problème, mettant en lumière les pertes annuelles colossales et le nombre considérable d'entreprises touchées.


Système de prévention du vol interne en entreprise

Ces statistiques ne sont pas de simples chiffres ; elles indiquent clairement que le vol en entreprise est un problème répandu et extrêmement coûteux. Elles soulignent pourquoi la mise en place de contrôles internes rigoureux est bien plus efficace que de simplement réagir après coup.


Un problème systémique exige une solution systémique


Les chiffres sont sans équivoque : le vol en entreprise est avant tout un problème de contrôle interne, et non une série de manquements moraux isolés. Les experts en fraude certifiés estiment que plus de 95 % des entreprises sont victimes de vols commis par leurs employés, les pertes annuelles atteignant près de 50 milliards de dollars rien qu’aux États-Unis. De plus, des études ont démontré que les incidents internes représentent environ 60 % des pertes de stocks dans certains secteurs.


Le tableau ci-dessous détaille certains des types de vols les plus courants et leurs conséquences concrètes.


Types courants de vols commis par des employés et leur impact


Type de vol

Exemples concrets

Impact sur l'entreprise

Vol d'argent

Prélèvements sur la caisse, vols sur les dépôts, création de remboursements frauduleux.

Perte financière immédiate, comptabilité inexacte, perte de confiance des clients.

Vol de stock

Vol de marchandises pour usage personnel ou revente, falsification des inventaires.

Réduction des marges bénéficiaires, pénuries de stock, perturbations opérationnelles, clients insatisfaits.

Vol de données et de propriété intellectuelle

Copie de bases de données clients, de secrets commerciaux ou de logiciels propriétaires.

Perte d'avantage concurrentiel, responsabilité juridique, atteinte grave à la réputation.

Fraude au remboursement de frais

Soumission de faux reçus, gonflement des indemnités kilométriques, remboursement de frais personnels.

Augmentation des coûts opérationnels, érosion de la confiance interne, inexactitudes dans les états financiers.

Fraude salariale

Création d'employés « fantômes », falsification des heures travaillées, augmentation des commissions versées.

Seuil financier direct, risques de non-conformité, atteinte importante au moral des employés.


Ces exemples montrent à quel point le vol interne peut être varié et dommageable, affectant tous les aspects de l'entreprise, des finances à la culture d'équipe.


En abordant le problème de manière appropriée, vous pouvez passer d'une approche réactive et punitive à une stratégie proactive et préventive. Il s'agit de bâtir une organisation résiliente dès ses fondements, où des politiques claires et une culture éthique constituent vos meilleures lignes de défense. En effet, comme nous l'avons constaté à maintes reprises, le coût réel des enquêtes réactives dépasse souvent largement la perte initiale, faisant de la prévention la seule approche financièrement viable.


Construire votre première ligne de défense grâce à des politiques claires


Contrôles internes contre le vol interne

Votre meilleur atout dans la lutte contre le vol interne n'est ni un système de caméras sophistiqué ni un dispositif de sécurité complexe. Il réside avant tout dans des politiques d'entreprise claires, cohérentes et bien communiquées.


Ces documents constituent le fondement absolu de votre stratégie de prévention. Ils définissent un cadre d'attentes clair et sans ambiguïté. Sans une base politique solide, tous les autres contrôles que vous mettrez en place reposeront sur des bases fragiles. Lorsque les règles sont vagues, les employés sont contraints de les interpréter, créant ainsi des zones d'ombre facilement exploitables.


Élaborer un code de conduite irréprochable


L'élément central de votre cadre de politiques doit être un code de conduite exhaustif. Il ne s'agit pas d'une simple formalité juridique à signer et à oublier ; c'est un document évolutif qui définit les valeurs éthiques de votre entreprise. Il doit définir clairement et simplement ce qui constitue un vol, une fraude ou une faute professionnelle.


Évitez les textes génériques et standardisés trouvés sur Internet. Votre code de conduite doit aborder les risques spécifiques auxquels votre entreprise est exposée. Si vous gérez un magasin de détail, il doit détailler les procédures de gestion des espèces et des marchandises. Si vous êtes une entreprise technologique, il doit couvrir la protection des données et de la propriété intellectuelle.


Pour que votre code de conduite soit véritablement efficace, il doit :


  • Définissez le vol au sens large. Allez bien au-delà des cas les plus évidents. Incluez des exemples de vol de temps (falsification des heures travaillées), de vol de données (copie des listes de clients), de favoritisme (octroi de remises non autorisées à des amis) et d'utilisation abusive des biens de l'entreprise à des fins personnelles.

  • Établissez des conséquences claires. Indiquez précisément les mesures disciplinaires en cas de violation du règlement, allant d'un simple avertissement à un licenciement immédiat et des poursuites judiciaires. Cette clarté constitue un puissant moyen de dissuasion.

  • Soyez accessible. Vos politiques ne doivent pas être reléguées dans un recoin oublié du serveur de l'entreprise. Facilitez leur accès en les intégrant à un manuel de l'employé ou à un portail interne partagé accessible à tous.


Une politique non communiquée n'est qu'un document sans valeur. L'objectif est de créer une culture où chaque membre de l'équipe comprend les règles, sait pourquoi elles existent et constate qu'elles sont appliquées de manière équitable et cohérente à tous, sans exception.

Élaboration de politiques opérationnelles spécifiques


Au-delà d'un code de conduite général, vous avez besoin de politiques spécifiques et concrètes pour les domaines à haut risque de votre entreprise. Ces documents de procédure transforment vos grandes orientations éthiques en règles opérationnelles quotidiennes. Considérez-les comme les instructions pratiques qui donnent une réelle efficacité à vos efforts de prévention.


Des procédures vagues sont source de problèmes. Par exemple, une politique se contentant d'affirmer que « toutes les dépenses doivent être approuvées » est insuffisante et inutile. Une politique efficace stipulerait plutôt : « Toute note de frais supérieure à 100 $ doit être validée par le supérieur hiérarchique direct de l'employé et par un membre du service financier avant remboursement. » Vous voyez la différence ? Tout est une question de précision.


Les principaux domaines nécessitant des politiques spécifiques comprennent :


  • Gestion de la caisse : Décrivez en détail chaque étape de l’ouverture et de la fermeture des caisses, des dépôts bancaires et de la gestion de la petite caisse. Il est fortement recommandé que deux employés soient présents lors des comptages de caisse afin de garantir une traçabilité immédiate.

  • Gestion des stocks : Décrivez la procédure de réception des marchandises, d’inventaire tournant et de traitement des retours ou des stocks endommagés. Cela vous permettra de repérer rapidement les anomalies pouvant indiquer un vol.

  • Frais et remboursements : Établissez des règles strictes pour la soumission des notes de frais. Exigez les reçus originaux détaillés (pas de relevés de carte bancaire !) et définissez clairement ce qui constitue une dépense professionnelle légitime.


J'ai travaillé pour une entreprise dont le processus de paiement des fournisseurs était très laxiste. Un comptable a réalisé qu'il pouvait créer une fausse facture d'une société fictive, l'approuver lui-même et émettre un chèque. Cette situation a perduré pendant des mois, coûtant à l'entreprise des dizaines de milliers de dollars avant qu'un audit externe ne la découvre.


Une simple politique exigeant qu'une personne différente approuve les factures et traite les paiements – un principe fondamental appelé séparation des tâches – aurait permis d'enrayer cette fraude. Cet exemple illustre parfaitement comment une simple lacune dans les procédures peut engendrer des pertes financières considérables et comment prévenir le vol en entreprise.


On pourrait croire que lutter contre le vol revient à ériger une forteresse, mais c'est rarement le cas. La véritable prévention consiste à concevoir un environnement de travail où les malversations sont difficiles à commettre et encore plus difficiles à dissimuler. Des politiques solides constituent la base, mais le véritable soutien structurel repose sur des contrôles internes efficaces.


Il ne s'agit pas de théories compliquées ; ce sont des procédures pratiques du quotidien qui réduisent la tentation et renforcent la responsabilisation, rendant ainsi votre lieu de travail beaucoup moins attrayant pour les voleurs.


Au cœur de cette démarche se trouve le principe de séparation des tâches . Le concept est simple : aucune personne ne devrait contrôler l’intégralité d’un processus financier critique. Lorsqu’un seul employé peut initier, approuver et enregistrer une transaction, c’est comme si la porte du coffre-fort était grande ouverte. La répartition de ces responsabilités crée un système naturel de contrôle et d’équilibre où les membres de l’équipe vérifient inconsciemment le travail des autres.


L'importance de séparer les tâches clés


Examinons votre processus de comptabilité fournisseurs. Imaginez que la même personne qui ajoute de nouveaux fournisseurs à votre système puisse également approuver leurs factures et émettre les chèques. Qu'est-ce qui l'empêche de créer une société écran, de soumettre de fausses factures et de se verser un salaire ? Il ne s'agit pas d'un scénario de film improbable ; c'est une fraude classique qui se produit plus souvent qu'on ne le pense.


Voici une façon simple de séparer ces tâches et de fermer cette porte au nez :


  • Rôle 1 (Commis aux comptes fournisseurs) : Saisie des nouveaux fournisseurs et traitement des factures entrantes.

  • Rôle 2 (Chef de département) : Examine et approuve les factures de son équipe, confirmant que l'entreprise a effectivement reçu les biens ou les services.

  • Rôle 3 (Responsable financier) : Donne l'approbation finale du paiement après vérification des autorisations.


Ce dispositif rend extrêmement difficile la manipulation du système par une seule personne. Aucun employé ne dispose à lui seul d'un contrôle suffisant pour mettre en place une fraude, ce qui constitue en soi un puissant moyen de dissuasion.


Renforcement des défenses physiques et numériques


Vos contrôles ne peuvent se limiter aux processus financiers. Ils doivent couvrir tous les actifs de l'entreprise, qu'ils soient physiques ou numériques. Le contrôle d'accès vise à garantir que les employés n'accèdent qu'aux zones, informations et systèmes strictement nécessaires à l'exercice de leurs fonctions, et rien de plus.


Sur le plan physique, cela va bien au-delà du simple fait de verrouiller la porte principale la nuit. Pour les entreprises soucieuses de la sécurité de leurs biens, des solutions professionnelles telles que des serrures de pointe et des systèmes de cartes d'accès sont indispensables. Il peut être judicieux de faire appel à des experts en serrurerie commerciale spécialisée pour installer un contrôle d'accès par carte pour les zones sensibles comme votre salle serveur ou votre entrepôt. Ce système ne se contente pas de restreindre l'accès ; il crée également un historique numérique précis des déplacements, indiquant qui est allé où et quand.


Dans le domaine numérique, ces contrôles sont encore plus cruciaux. Il est impératif d'appliquer le principe du moindre privilège : chaque employé doit se voir attribuer le strict minimum d'accès au système requis pour sa fonction. Un assistant marketing, par exemple, ne devrait avoir aucune raison d'accéder aux données détaillées de la paie. Des mesures telles que des politiques de mots de passe robustes, l'authentification multifacteurs obligatoire et des audits réguliers des droits d'accès des utilisateurs ne sont pas de simples bonnes pratiques ; elles sont indispensables.


L'un des contrôles internes les plus efficaces, et pourtant souvent négligé, est une politique de congés obligatoires. Obliger les employés occupant des postes sensibles à prendre au moins une semaine de congé consécutive par an implique qu'une autre personne doive prendre le relais. Cette simple formation croisée est extrêmement efficace pour déceler les fraudes qui reposent sur la présence constante de l'employé initialement responsable afin de dissimuler leurs agissements.

Un contrôle rapide peut révéler des failles que vous pouvez corriger immédiatement.


Liste de contrôle rapide pour l'audit des contrôles internes


Zone de contrôle

Question clé à poser

Action à entreprendre si « Non »

Séparation des tâches

La personne qui gère les dépôts d'espèces est-elle différente de celle qui effectue le rapprochement bancaire ?

Attribuez immédiatement ces tâches à des personnes différentes.

Contrôles d'accès

Les identifiants d'accès système et physique des anciens employés sont-ils révoqués le dernier jour de leur contrat ?

Créez une liste de contrôle formelle pour la procédure de départ afin de ne jamais oublier cette étape.

Surveillance des transactions

Toutes les notes de frais supérieures à un certain montant (par exemple 200 $ ) doivent-elles être signées par un responsable ?

Mettez en place un processus d'approbation à plusieurs niveaux pour toutes les dépenses.

Gestion des stocks

Effectuez-vous des contrôles d'inventaire ponctuels, réguliers et inopinés ?

Planifiez et effectuez des inventaires aléatoires pour vérifier vos registres.


Mettre en place ces contrôles ne consiste pas à microgérer les employés ni à semer la méfiance. Il s'agit de créer un environnement équitable, transparent et sécurisé qui protège vos employés honnêtes et dissuade toute personne tentée. Cela démontre clairement que votre organisation prend l'intégrité et la responsabilité au sérieux.


Promouvoir une culture de confiance et d'intégrité


Détection éthique des risques internes

Bien que des politiques rigoureuses et des contrôles internes soient essentiels, ils ne fonctionnent pas isolément. Votre rempart le plus efficace et durable contre le vol interne est un environnement de travail positif, fondé sur la confiance et le respect mutuel.


Lorsque les employés se sentent valorisés, justement rémunérés et impliqués dans la mission de l'entreprise, la tentation de mal agir chute considérablement. Le sentiment d'être traité injustement, ou d'être considéré comme un simple rouage de la machine, est un puissant facteur de comportements malhonnêtes. Mettre l'accent sur l'aspect humain de votre organisation n'est pas un luxe ; c'est une stratégie de prévention essentielle.


Cette protection culturelle ne commence pas dès le premier jour d'embauche. Elle débute par un processus de recrutement réfléchi, conçu pour attirer des personnes qui partagent véritablement les valeurs de votre entreprise.


Recrutement basé sur l'honnêteté et l'intégrité


Recruter les bonnes personnes est votre meilleure chance de limiter les risques. Un processus d'embauche précipité, sans vérification approfondie des antécédents, peut engendrer de graves vulnérabilités au sein de votre entreprise.


Un protocole d'embauche bien structuré doit toujours inclure :


  • Vérifications d'antécédents conformes : Cette vérification est obligatoire pour tout poste donnant accès à des données financières, à des stocks ou à des informations sensibles. Assurez-vous que votre processus respecte scrupuleusement toutes les réglementations fédérales et étatiques, notamment la loi américaine sur l'information équitable en matière de crédit (Fair Credit Reporting Act – FCRA).

  • Vérification approfondie des références : ne vous contentez pas de confirmer les dates d’emploi. Posez aux anciens responsables des questions précises sur la fiabilité, l’éthique professionnelle et l’intégrité du candidat. Vous seriez surpris de tout ce que vous pouvez apprendre lors d’une brève conversation professionnelle.


Cette première sélection ne consiste pas à présumer le pire. Il s'agit de faire preuve de diligence raisonnable afin de protéger votre équipe, vos actifs et la culture même que vous vous efforcez de bâtir. Un seul employé malhonnête peut anéantir des années de travail acharné.


Une formation qui développe un esprit éthique


Une fois que vous avez recruté les bonnes personnes, la formation continue est essentielle pour renforcer vos normes éthiques. Il ne s'agit pas simplement de faire signer un document de politique aux nouvelles recrues lors de leur intégration. Une formation efficace donne vie à votre code de conduite.


Utilisez des exemples concrets pour illustrer ce qui constitue un vol, des cas flagrants comme le vol d'argent liquide aux formes plus subtiles comme le « vol de temps ». Une étude récente a révélé, de façon alarmante, que 67 % des employés admettent avoir commis une forme de vol au travail, l'utilisation abusive du temps de travail étant la plus fréquente. Ces pertes, imperceptibles pour les caméras, soulignent l'importance d'une approche axée sur la culture d'entreprise plutôt que sur une surveillance intrusive.


Bâtir des fondements éthiques solides n'est pas un acte ponctuel, mais un processus continu. L'intégrité véritable s'intègre à l'ADN de votre entreprise lorsque les comportements éthiques sont systématiquement abordés, incarnés par la direction et célébrés comme un élément essentiel de la réussite.

Votre formation doit clairement indiquer comment les employés peuvent signaler leurs préoccupations. Il est essentiel que chacun sache qu'il existe un moyen sûr, confidentiel et anonyme de s'exprimer sans craindre de représailles. Une politique de porte ouverte ou une ligne d'assistance téléphonique dédiée aux lanceurs d'alerte peuvent s'avérer précieuses pour déceler les problèmes avant qu'ils ne s'aggravent. Vous trouverez plus d'informations sur le calcul du retour sur investissement culturel de l'intégrité dans notre guide détaillé.


Le rôle du manager dans le repérage des signaux de détresse


Les managers sont en première ligne pour la protection de votre culture d'entreprise. Ils sont idéalement placés pour repérer les premiers signes de détresse chez les employés, qui peuvent parfois précéder des actes malhonnêtes.


Des changements soudains de comportement, des signes de difficultés financières ou un désengagement manifeste peuvent indiquer qu'un employé est sous pression. Un manager attentif qui échange régulièrement avec son équipe et propose des ressources comme les programmes d'aide aux employés (PAE) peut souvent intervenir positivement avant qu'un employé ne prenne une décision désespérée et préjudiciable.


Cette approche proactive et empathique est l'essence même d'une culture saine. Elle transforme le lieu de travail, d'un environnement empreint de suspicion, en un lieu de soutien, ce qui en fait la stratégie la plus efficace à long terme pour prévenir le vol en entreprise.


Utiliser la technologie pour identifier les risques de manière proactive


Prévention proactive du vol interne

Soyons clairs : la prévention moderne ne consiste pas à surveiller constamment vos employés. L’ancienne approche, fondée sur une surveillance excessive, est une impasse. Il s’agit d’opérer un changement stratégique, de passer de mesures réactives à la détection des risques avant qu’ils ne dégénèrent en incidents majeurs.


Le véritable élément déterminant est de comprendre la différence fondamentale entre la surveillance intrusive et la détection des risques éthiques. La surveillance invasive, comme la lecture de courriels privés ou l'enregistrement des frappes au clavier, est un excellent moyen de saper le moral et d'instaurer un climat de méfiance profonde. La détection des risques éthiques est tout le contraire. Il s'agit de relier des données objectives provenant de différents systèmes afin de signaler les situations qui ne correspondent pas à vos politiques et à vos procédures habituelles.


Passer de la surveillance aux signaux de risque éthique


Les plateformes de détection des risques éthiques fonctionnent en centralisant les données de vos systèmes opérationnels existants (RH, contrôle d'accès, finance et informatique, par exemple) afin d'identifier des indicateurs de risque spécifiques. Il ne s'agit pas de jugements ni d'accusations, mais d'événements factuels et vérifiables qui, une fois mis en perspective, peuvent révéler une faille dans vos contrôles internes ou un problème d'intégrité potentiel.


Cette approche repose sur le respect. Elle préserve la vie privée et la dignité des employés car elle analyse les schémas comportementaux, et non le contenu des conversations. Elle s'intéresse au « quoi », au « quand » et au « où », jamais au « pourquoi ».


Voici quelques exemples concrets des types d'indicateurs de risque que ces plateformes peuvent faire apparaître :


  • Modes d'accès inhabituels : Un employé du service comptabilité tente à plusieurs reprises d'accéder à des fichiers sécurisés sur le serveur d'ingénierie, le tout tard dans la nuit.

  • Violations du règlement intérieur : Un responsable approuve une note de frais pour l’un de ses subordonnés directs qui dépasse largement les limites fixées par le règlement de l’entreprise.

  • Conflits liés à la séparation des tâches : L’utilisateur qui crée un nouveau fournisseur dans le système de paiement est également celui qui approuve la première facture de ce même fournisseur.


Pris individuellement, chacun de ces éléments pourrait n'être qu'une simple erreur. Mais lorsqu'un système signale plusieurs indicateurs connexes concernant une même personne sur une courte période, il fournit à la direction des éléments concrets pour lancer un examen équitable et structuré. On ne se base plus sur une intuition ou des rumeurs. C'est le principe fondamental qui explique comment l'innovation technologique révolutionne la prévention des risques internes et psychosociaux , en faisant passer l'objectif de la recherche de coupables à la correction du système.


L’objectif n’est pas de surprendre les personnes en flagrant délit, mais de repérer et de corriger les failles procédurales qui rendent les manquements possibles. Cette technologie sert d’outil d’aide au contrôle humain, garantissant que tout suivi repose sur des preuves documentées et non sur des soupçons.

Comment les plateformes de détection des risques soutiennent la supervision humaine


Ces plateformes ne sont pas des systèmes de jugement automatisés. Elles ne prennent aucune décision et ne tirent aucune conclusion hâtive quant aux intentions d'un employé. Il faut plutôt les considérer comme un système d'alerte précoce très sophistiqué qui transforme des données éparses et confuses en informations structurées et exploitables pour vos équipes RH, conformité et sécurité.


Pour prévenir le vol en entreprise, il est essentiel de mettre en place des processus rigoureux de protection des informations sensibles. Cela implique notammentd'appliquer des procédures de destruction sécurisée des données pour le matériel obsolète afin d'empêcher toute fuite de données. De même, les plateformes de détection des risques contribuent à sécuriser vos actifs numériques en signalant les comportements à risque avant qu'ils ne se transforment en violation de données.


En centralisant toutes ces informations sur les risques, ces outils garantissent un suivi cohérent et en parfaite conformité avec la politique de l'entreprise et les normes légales. Ils créent une piste documentée et vérifiable, assurant un processus équitable pour toutes les parties prenantes – un progrès considérable par rapport aux enquêtes désorganisées, menées à l'aide de tableurs et de rumeurs.


En définitive, cette approche de prévention du vol en entreprise renforce une culture d'intégrité. Elle démontre à votre équipe que l'organisation privilégie la transparence des processus et une gestion objective des risques, plutôt que l'application arbitraire des règles.


Réagir en cas de suspicion de vol par un employé



Ce moment angoissant où vous soupçonnez un employé de vol est un tournant décisif. Si vous réagissez sous le coup de l'émotion, vous risquez de compromettre votre propre défense, de violer les droits de cette personne et d'entraîner votre entreprise dans un procès. Mais si vous ignorez les signaux d'alarme, vous laissez un petit problème se transformer en un brasier aux conséquences potentiellement désastreuses.


Gérer cette situation exige du sang-froid et une stratégie claire. Votre premier réflexe pourrait être de confronter la personne sur-le-champ ; ne le faites pas. Des accusations non fondées vous exposent rapidement à une action en diffamation. L’objectif est plutôt de mener une enquête structurée, discrète et impartiale afin d’établir les faits. Il ne s’agit pas de jouer les détectives, mais de suivre une procédure qui protège toutes les parties concernées, y compris l’entreprise.


Constituez votre équipe d'intervention


Gérer seul une enquête pour vol est l'une des erreurs les plus fréquentes – et les plus coûteuses – qu'un manager puisse commettre. Il est absolument indispensable de s'appuyer sur une équipe pluridisciplinaire pour couvrir tous les aspects, de la conformité légale aux politiques internes.


Votre équipe principale devrait toujours comprendre :


  • Ressources humaines (RH) : Les professionnels des RH savent comment gérer ces situations délicates. Ils veillent à ce que l’enquête soit équitable, conforme à la politique de l’entreprise et respectueuse des droits de l’employé.

  • Conseils juridiques : Faites appel à votre avocat dès le début. Il pourra vous conseiller sur les risques juridiques, vous aider à préserver correctement les preuves et s’assurer que vos actions n’entraînent pas de poursuites pour licenciement abusif.

  • Cadre supérieur ou chef d'entreprise : la direction doit être informée pour autoriser l'enquête et prendre la décision finale en fonction des conclusions de celle-ci.


Cette équipe met en place un système essentiel de contrôle et d'équilibre. Elle empêche toute personne d'agir sur la base de préjugés ou d'informations incomplètes et établit d'emblée un processus formel et irréprochable.


Rassemblez les preuves de la bonne manière


Une fois votre équipe en place, l'étape suivante consiste à recueillir des preuves. L'essentiel est de collecter les informations sans enfreindre le droit au respect de la vie privée de l'employé. Limitez-vous aux biens et données appartenant à l'entreprise.


Par exemple, consulter les journaux informatiques de l'entreprise, les enregistrements de vidéosurveillance des espaces communs ou les documents financiers ne pose généralement aucun problème. En revanche, fouiller le sac personnel d'un employé ou écouter ses conversations téléphoniques privées constituerait presque certainement une infraction.


Recherchez des preuves objectives dans des endroits comme :


  • Données financières : Un employé en particulier traite-t-il un nombre inhabituel d’ annulations de ventes ou de remboursements ? Les rapports d’exceptions financières permettent de repérer rapidement ces anomalies.

  • Rapports d'inventaire : Lorsque les enregistrements d'inventaire ne correspondent pas à ce qui se trouve physiquement en rayon, cela peut indiquer directement des produits manquants.

  • Journaux d'accès : Les journaux d'accès numériques et physiques peuvent indiquer qu'un employé se trouvait dans une zone restreinte à un moment inhabituel, ce qui constitue un élément clé de l'enquête.

  • Vidéosurveillance : La vidéo peut être un outil extrêmement puissant, mais son utilisation doit être gérée avec précaution. Assurez-vous que votre installation de caméras est parfaitement conforme à la législation locale et à vos propres politiques écrites.


Votre enquête doit reposer entièrement sur des faits documentés, et non sur des intuitions ou des suppositions. Chaque élément de preuve, chaque entretien, chaque étape de votre enquête doit être consigné et enregistré. Ce dossier méticuleux constitue votre meilleure défense si vos actions sont un jour remises en question.

Mener l'entretien d'enquête


Une fois que vous aurez réuni suffisamment de preuves, vous devrez probablement vous entretenir avec l'employé. Il s'agit de l'étape la plus délicate de toute la procédure. Elle devrait être menée par un professionnel des RH expérimenté, en présence d'un autre responsable comme témoin.


L'objectif n'est pas de forcer quelqu'un à avouer. Il s'agit de présenter les faits établis et de donner à l'employé une chance équitable d'expliquer la situation.


Quelques règles de base pour un entretien réussi :


  1. Préparez la réunion : choisissez un lieu privé et neutre. Assurez-vous que tous vos documents soient organisés et prêts avant l’arrivée du collaborateur.

  2. Restez calme et factuel : présentez les faits sans porter d’accusations. Au lieu de dire : « Vous avez volé de l’argent dans la caisse », dites plutôt : « Nous avons constaté des annulations répétées de transactions en espèces pendant vos heures de travail et nous aimerions comprendre pourquoi. »

  3. Écoutez plus que vous ne parlez : laissez à votre interlocuteur la possibilité de répondre sans l’interrompre. Son explication – ou son silence – est une information cruciale.

  4. Documentez tout : le témoin doit prendre des notes détaillées de l'intégralité de la conversation, y compris les questions précises que vous avez posées et les réponses exactes de l'employé.


En se basant sur les preuves et l'entretien, votre équipe d'intervention pourra prendre une décision éclairée. Les conséquences peuvent aller d'une formation complémentaire – s'il s'agit d'une erreur involontaire – à des mesures disciplinaires, un licenciement, voire même l'intervention des forces de l'ordre en cas de crimes graves. En suivant une procédure structurée et équitable, vous pouvez éviter qu'une situation délicate ne se transforme en un véritable cauchemar juridique et de réputation.



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